Keroppy Maeda, l’artiste Nippon underground

今日は皆さん, Bonjour tout le monde ! Pourquoi ce déballage de culture linguistique de ma part ? Car aujourd’hui on part pour le Japon et plus précisément au sujet d’un de ses artistes alternatifs et donc complètement marginaux : Ryochi « Keroppy » Maeda, photographe underground.

Keroppy Maeda est un photographe et journaliste Japonais qui s’est énormément documenté et est obsédé par l’underground, qui est en hausse massive au Japon depuis ces dernières années.

Il a commencé ses activités journalistique en 1992 pour le magazine japonais Nyan 2 Club, spécialisé dans les modifications corporelles extrêmes, puis il est parti pour le Burst Magazine en 1995, le premier à vraiment informer les Japonais au sujet des piercings, tatouages et modifications corporelles. Il a également écrit de nombreux ouvrages à ce sujet, les deux derniers étant « Crazy Trip » et « 70’s Occult ».

Il faut savoir que le sujet des tatouages (notamment les occidentaux, moins ceux de tradition Japonaise), piercings et modifications corporelles sont encore mal vus au Japon, cette influence prend plus de temps à s’immiscer dans la culture et le mode de vie Japonais. La cause principale reste que ces pratiques étaient en général seulement utilisées par les Yakuzas, la mafia Japonaise You’re talking to me?, mais aussi parce que les Japonais estiment que s’est gâcher son avenir professionnel et personnel, que c’est juste une erreur de jeunesse, de réaliser ce genre de modifications corporelles.

Bref, après cet interlude de culture générale revenons à notre artiste. Keroppy Maeda fut également le premier à amener la tendance du « Bagel Head » au Japon, cette technique chirurgicale d’injection de solution saline dans le front pour qu’il ressemble à un Bagel (pour plus d’informations, je me suis fait une joie de vous l’expliquer ici ❤️). Il a connu cette technique grâce à Jérome Abramovitch, artiste Canadien, qu’il a rencontré au MadCon (Convention de modifications corporelles extrêmes) en 1999. Après l’avoir tenté avec lui, il obtient le droit de l’importer au Japon en 2003.

Mais les injections de solutions salines ne sont pas sa seule spécialité, non, Keroppy Maeda organise de nombreuses expositions qui regroupent toutes ses photographies de modifications corporelles à travers le monde : Bagel Head, les bijoux dans l’oeil, piercings et/ou tatouages sur le visage, implants sous la peau, scarifications, mais aussi les célèbres suspensions par des crochets.
Pour cette dernière, la suspension, il s’est associé avec des artistes comme Asami, un perceur d’Harajuku, pour créer un groupe « The Hookers » pour permettre aux personnes d’expérimenter cet art unique en toute sécurité.

Dernièrement, il a réalisé une série de clichés avec l’artiste tatoueur Taku Oshima, pour essayer de représenter les tatouages présent au Japon durant la période Jōmon, l’une des 14 subdivisions traditionnelles japonaises (de 30,000 à 300 avant notre ère).

En effet, les Japonais présent à cette époque arboraient de larges tatouages qui leur couvraient le dos et/ou les jambes. Les deux artistes ont passé des années à tenter de déchiffrer les motifs trouvés sur les statues d’argiles datant de l’époque. Maintenant, la question qui se pose est : était-ce vraiment des tatouages ou autre chose ?

Les photographies sont actuellement exposées à la galerie TAV à Tokyo, à 52 ans Keroppy Maeda est loin d’avoir fini de faire parler de lui.

Vous pouvez retrouver toutes ses œuvres sur son site, mais attention, âmes sensibles s’abstenir 😉

 

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