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L’impression 3D : nouvelle alternative au monde du textile

Aujourd’hui notre équipe accueille Pauline B. du magazine Prologues qui a eu la gentillesse de nous accorder une partie de son temps à la rédaction d’un article consacré à l’impression 3D dans le textile.

On connaît tous l’univers de la 3D par le biais du cinéma (où t’as l’air débile avec tes lunettes, surtout si tu les portes par dessus une paire de lunettes de vue), des jeux vidéos, ou encore de la la télévision.
Cette dimension s’attaque de plus au plus au marché du textile en révolutionnant le domaine de l’impression. Eh oui ! On imprime désormais de plus en plus en 3D.

Développée depuis les années 90, la technologie de l’impression 3D se popularise par l’implantation rapide de fablabs* un peu partout dans le monde.

Pour passer le côté barbant de l’invention de ce mode de technique d’impression et le côté trop technique, on la présentera comme quelque chose de «simple».
Il s’agit tout simplement d’une machine qui, à l’aide d’un laser, vient poser des couches de matières (plastique, métal, argile, résine…) les unes après les autres pour qu’elles se solidifient tour à tour et qu’elle forment au final un objet en relief.
Pour que la machine s’exécute, il faut créer cet objet virtuellement puis à l’aide d’un logiciel spécifique, le découper en de multiples couches pour que la machine puisse les répliquer.

Toute nouvelle technologie a ses qualités et ses défauts vous allez penser. (On ne peut rien vous cacher) en effet, l’imprimante 3D n’a certes aucun mal à additionner les couches de plastiques ou de résine, mais quant à l’impression de textile tel que le coton, le lin ou encore la soie, cela n’est aujourd’hui pas encore possible.
Cependant, l’impression 3D répond à un aspect de plus en plus important dans le domaine du textile à savoir l’écologie. Le fait que cette technologie soit très précise et contrôlée par ordinateur, permet qu’il n’y ait aucune perte de matière première pendant la confection.
Enfin, les matériaux utilisés ont pour grand avantage d’être recyclables et peuvent être fondus afin de créer de nouveaux produits.

Et concrètement ça donne quoi ?

Machine coûteuse, c’est notamment dans la Haute Couture que l’on retrouve ce processus de création et de fabrication. La première grande apparition de l’utilisation de l’imprimante 3D dans la Haute Couture fut orchestrée par la styliste Iris Van Herpen à l’occasion de sa collection Printemps- Été 2013 « Voltage ».

Cette collection, présentée lors de la Fashion Week Paris était une collaboration avec l’artiste Néo-zélandais Carlos Van Camp ; lui et la créatrice travaillèrent sur l’électricité à travers le corps humain. Les différentes jupes, combinaisons, capes et robes 3D furent en collaboration avec Julia Koerner, architecte et professeur à l’UCLA.

L’utilisation de cette technique d’impression inspira par la suite d’autres marques tels que Chanel, Alexander Mcqueen…

Retour sur les pièces de collection d’impression 3D

Chanel
Victoria’s Secret
Noa Raviv
Danit Peleg
Dita Von Teese et Lady Gaga

Précurseurs de la tendance technologique
Pour la sortie de son album Artrop, Lady Gaga porte une robe exubérante baptisée Sculpture Paramétrique, crée avec une imprimante 3D.
En 2013, c’est au tour de la célèbre pin-up Dita Von Teese d’inaugurer la robe imprimée 3D. Dessinée par les designers Michael Schmidt et Francis Bitonti, sa réalisation a nécessité 2633 articulations de nylon qui ont été imprimées puis recouvertes de 13 000 cristaux noirs Swarovski.

Combien coûte une imprimante 3D?

Selon l’utilisation de l’imprimante 3D, les coûts peuvent varier et on peut compter une moyenne de 2000€ pour le prix d’une machine.

Qu’en penser ?

L’imprimante 3D est un outil incroyable qui offre une multitude de possibilités que ce soit dans l’art, l’industrie ou chez les particuliers. Alternative écologique dans bien des domaines, il lui reste des obstacles à franchir avant de devenir un acteur majeur de la mode. Des obstacles tant au niveau technique que sur sa capacité à s’adapter aux besoins et aux modes de consommation. Car si elle est aujourd’hui très fortement médiatisée, il est évident que l’impression 3D n’est pas encore rentrée dans nos modes de vie.


*Un FabLab (contraction de l’anglais fabrication laboratory, « laboratoire de fabrication ») est un lieu ouvert au public où il est mis à sa disposition toutes sortes d’outils, notamment des machines-outils pilotées par ordinateur, pour la conception et la réalisation d’objets, comme l’imprimante 3D.
La caractéristique principale des Fab Labs est leur « ouverture ». Ils s’adressent aux entrepreneurs, designers, artistes, étudiants ou hackers en tout genre, qui veulent passer plus rapidement de la phase de concept à la phase de prototypage, de la phase de prototypage à la phase de mise au point, de la phase de mise au point à celle de déploiement, etc.
Ils constituent aussi un espace de rencontre et de création collaborative qui permet, entre autres, de fabriquer des objets uniques: objets décoratifs, objets de remplacement, prothèses, orthèses, outils…, mais aussi de transformer ou réparer des objets de la vie courante.


Noa Raviv 
Jeune créatrice, née en 1987, Noa Raviv est d’origine israélienne, établie à Tel Aviv.
Elle utilise la technologie de l’impression 3D afin de donner vie à ses robes aux allures futuristes, inspirées de certaines statues de l’antiquité.
Elle a pour but de franchir les limites de l’impression 3D pour créer des formes qui ne pourraient exister sans l’usage de cette technologie.
Diplômée de la Shenkar College of Engineering and Design, l’une des écoles de design et d’art les plus prestigieuses au monde (dans laquelle est passée de grands noms tels que Alber Elbaz).
C’est sa collection de fin d’étude « Hard Copy » qui l’a faite connaître.
«Pendant que je travaillais sur un logiciel de 3D, j’étais fascinée par la grille en 2D à l’écran et la manière dont la répétition de lignes définissaient le volume d’un objet. Je les ai retranscrites en textile pour créer des illusions d’optique.»

Sa collection est encensée, exposée partout dans le monde et récompensée à plusieurs reprises.
Certains l’identifie comme la nouvelle Iris Van Herpen. Si cette dernière fut la première à utiliser l’impression 3D sur ses défilés, Noa Raviv est sans aucun doute la deuxième, et entre ainsi dans le cercle des créateurs avant-gardistes, voire futuristes.

Aujourd’hui, Noa a installé son studio à New York.

 

Pauline B.

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