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Psychedelic Violence Crime of Visual Shock

Le 24 Octobre sortait en avant première à Paris « We are X » le film retraçant l’histoire du groupe mythique X  Japan. Yoshiki, le leader et batteur/pianiste du groupe était exceptionnellement présent lors de cette soirée pour une série de question/réponses. Un moment mémorable pour tous ceux qui était présent.

 

Mais par où commencer ? Peut-être par « Qu’est ce que X Japan? ».

X Japan (ou tout d’abord X) est le rêve de deux amis d’enfance, Yoshiki (Batterie et Piano) et Toshi (Chant). Tous deux inspirés par le groupe KISS fondent leurs premiers groupes au collège et finissent par créer X au lycée, en 1982. C’est seulement à partir de 1987 que le groupe est au complet, avec l’arrivée de Taiji (basse), Pata (Guitare) et hide (Guitare).

Leur premier album, « Vanishing Vision » sortit en 1988, est le plus agressif et celui qui les fait devenir un groupe influent. La consécration vient avec le deuxième album « Blue Blood » en 1989. Le groupe tente dans les années 1990 une percée aux Etats-Unis, en changeant le nom du groupe de X à X Japan.

En 1993 sort le magnifique « Art Of Life », un œuvre musicale de 30min composée de plusieurs parties qui s’enchainent esthétiquement tout en suivant un schéma bien précis. Yoshiki y interprète un solo de piano tellement émouvant qu’il ne nécessite aucun mots. (Je pourrai évoquer ce morceau encore longtemps mais ce n’est pas le sujet principal, peut être une autre fois?)

Le groupe se sépare à la suite du départ de Toshi, endoctriné. Ils diront au revoir à leurs fans avec « The Last Live » , joué au Tokyo Dôme à guichet fermé.
Le malheur continue de s’abattre sur ses membres avec la mort tragique de hide en 1998, provoquant avec lui une hécatombe auprès des fans. Yoshiki est dans l’obligation de faire un discours public à l’égard de ceux-ci, leur demandant d’arrêter de se suicider.

Après de nombreuses autres apparitions et des concerts entre 2007 et 2011, X Japan se reconstitue après plus de 10 ans d’absence et en 2014, ils réalisent un concert complet au Madison Square Garden. Leur rêve de dépasser les frontières Niponnes se réalise enfin.

L’inspiration et l’addiction

S’inspirant du style Glam Rock, ils sont les précurseurs du mouvement Visual Kei au Japon. De nombreux groupes vont s’inspirer de ce mouvement mais surtout de X Japan. Dans les années 90 avec Luna Sea et Glay ou encore Malice Maizer puis des groupes plus récent comme Dir en Grey, Alice Nine et The GazettE (ce dernier m’ayant fait connaitre et adoré ce mouvement).

Tout y est, la musique allant de la violence à la douceur et tristesse, au look androgyne caractérisé par le maquillage et les tenues élaborées s’inspirant du théâtre Kabuki et du Japon ancien. L’esthétique y est calculée au millimètre près et exprime la douleur et solitude qu’ils jouent.

Grâce à internet, leurs musiques se propagent et gagne en visibilité dans le monde entier. De nombreuses personnes deviennent fans, entrainant avec elles leurs amis les plus proches, attendant chaque nouveaux singles avec impatience et espérant que leur groupes favoris passeront un jour dans leur pays. Les séparations de certains groupes mettront à mal ces fans qui continuent à écouter tout en sachant pertinemment qu’ils ne verront jamais leurs idoles.

Et puis un jour, certains ont finalement arrêtés petit à petit de suivre tout ceci, soit pour toujours classifiant ces instants de « passades » ou périodes de leurs vies, et d’autres qui se verront recommencer à la suite d’une disparition ou tout autre chose, en se rendant compte à quel point ça leur avait manqué.

hide & Yoshiki
We are X, le retour d’une légende

Mais revenons à nos moutons peroxydés. Il y a plusieurs mois la nouvelle tombait : un documentaire sur XJapan va sortir. Ni une ni deux je cherche toutes les informations possibles à ce sujet, sur le thème abordé mais surtout, sa date de sortie en France.

Après des mois d’attente la réponse est là : une diffusion exceptionnelle sera effectuée lors de la Japan Expo. La date et l’heure sont annoncées et là, la déception. Le vendredi à 17h. Comme-ci tout le monde était en vacances ou ne travaillait pas.
Ce n’est pas grave, je me dis que pour une fois j’ai une bonne excuse de rater une nouvelle fois un évènement où je veux absolument aller (et pas parce que je n’habite pas à côté de Paris et que mes parents préfèreraient m’achever que de me laisser aller à Paris seule > non c’est faux je n’ai aucune rancœur de mon adolescence mamanpapajevousaimes).

En contrepartie je lis les avis sur le film, j’attends de trouver un moyen de le voir même si c’est seulement en VO (OK mon Japonais n’est pas encore au top niveau mais laissez moi rêver), au pire j’attends le 6 décembre sa sortie en salle… et là, le miracle. L’annonce d’une diffusion exceptionnelle du film en présence de Yoshiki se déroulera le 24 octobre à l’UGC Ciné des Halles. Après des semaines d’attentes la date de pré-vente des places est mise en ligne et le jour J j’abuse de la touche actualiser la page pour obtenir ce semblant de Saint Graal. Mission réussie (et plus que réussie avec un sold out 24h après la mise en ligne!) et je n’ai plus qu’à attendre patiemment le 24 au soir.

Mardi 24 Octobre, après une journée de cours je rentre le plus vite possible chez moi pour avoir le temps de me préparer, je fais mon sac en vérifiant 20fois que je n’ai pas oublié ma pré-vente et repars en direction du cinéma. Après avoir trouvé mon chemin à Châtelet (#YKWIM) et retirer ma place au distributeur je fonce vers la salle. Un mur de personnes se trouve devant moi, de tous les âges et de toutes les nationalités.
Après une lutte acharnée d’attente et de bousculades (on peut dire ce qu’on veut mais si une Japonaise veut avancer elle ne va pas faire de politesse) la salle s’ouvre enfin. Un petit speech du responsable, les lumières s’éteignent et le film commence. Et là, je suis captivée par l’histoire, les musiques, les témoignages d’amis (Stan Lee, Marilyn Manson, Gene Simmons…), les images, bref tout.

« S’ils étaient nés aux États-Unis, ils seraient les plus grands.» Gene Simmons (KISS)

Je retrouve mes 13 ans, quand une musique passe je me surprends à toujours connaître les paroles 10ans après (et en me disant que ça fait déjà 10ans je me sens encore plus vieille).
L’heure et demi passe à une vitesse folle, les lumières se rallument et Yoshiki arrive pour le Q&A.
Nous sommes chargés de poser les questions, toutes plus intéressantes (et intelligentes) les unes que les autres. Un moment inoubliable quoi que trop court.

Nous avons eu la chance de rencontrer et de parler à cet homme qui a donné sa vie à sa passion. Toutes les choses terribles qui lui sont arrivées ne font que le rendre plus fort : le suicide de son père alors qu’il n’avait que 10 ans où il commence à jouer de la batterie pour extérioriser sa colère, ses problèmes de santé assez grave, la mort de hide… tous ses moments tragiques ont forgés sa réussite.

À 52 ans, il a également sortit un parfum à son nom mais aussi une marque de Kimono, renouant avec son héritage familial. Il est l’incarnation qu’avec de la volonté et de la force, on peut réussir.

 

« We are X » sort en salle le 6 décembre et les photos de la collection 2017 de YOSHIKIMONO sont disponibles.

Yoshiki.net / Instagram

We Are X

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